Archives de catégorie : recherches

Celtic Brass Coins : les analyses élémentaires des monnaies gauloises en laiton

Les Celtes commencent à frapper monnaie dès le IIIᵉ siècle avant notre ère, d’abord en or, puis en argent et en bronze. Au cours du Ier siècle avant notre ère, certaines autorités émettrices introduisent encore un nouvel alliage monétaire : le laiton1. Le projet Celtic Brass Coins se propose d’étudier cette innovation à l’échelle de la Gaule afin d’en comprendre les modalités d’adoption, les choix techniques qui l’accompagnent ainsi que ses implications économiques et politiques dans le contexte de la fin de l’âge du Fer. En s’appuyant sur l’analyse de plus de 4 000 monnaies – principalement des collections de la BnF – et 2 000 objets, il vise également à mieux appréhender le rôle des autorités émettrices et des réseaux d’échanges dans la diffusion de cet alliage.

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  1. Les éléments introductifs de cet article sont en partie repris d’une publication récente à ce sujet : Nieto-Pelletier et al. 2024, p. 12-13. []

Les énigmes du papyrus de Mérit

Archive : Image du mois de mai 2026

Le Livre des Morts de la Dame Mérit est un très bel exemple de papyrus funéraire aux vignettes polychromes de la seconde moitié de la XVIIIe dynastie (vers la fin du XVe s. av. J.-C.). La partie conservée à la BnF mesure 197 cm, mais ses deux extrémités sont lacunaires.

Début du papyrus de Merit, BnF, MMA, inv.53.2.

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Que faire des « doubles » ? Les monnaies Pellerin et les échanges du Cabinet des Médailles après 1776

En septembre 1776, l’entrée du cabinet de Joseph Pellerin (1684-1782) dans les collections royales est annoncée comme un événement majeur pour le Cabinet des Médailles1.

La Gazette, 2 septembre 1776, p. 318 (BnF, PHS, 4-LC2-1).

La collection de Pellerin, célèbre dans toute l’Europe savante, apportait au roi de France un ensemble exceptionnel de monnaies grecques et romaines. Elle consacrait aussi la place de Pellerin parmi les grands érudits du XVIIIe siècle, dont les Recueils de médailles (1762-1778) avaient profondément marqué l’étude des monnaies antiques, en particulier grecques.

Mais une telle acquisition posait aussi une question très concrète au garde du Cabinet : que faire des monnaies que le roi possédait déjà ?

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  1. La Gazette, 2 septembre 1776, p. 318. Le texte est repris à l’identique dans le Mercure Galant du 1er octobre. Cf. Thierry Sarmant, 1994, p.  136-139. []

Appel à chercheurs BnF-GPR « Les fabriques de l’antique »

La BnF met au concours une bourse de recherche financée par le Grand Programme de Recherche « Les fabriques de l’antique » (FAn ; Université Paris Sciences et Lettres) pour l’année académique 2026-2027. Est éligible tout titulaire d’un doctorat.

Le projet devra porter sur un corpus conservé à la BnF à des fins d’étude et de valorisation des collections de celle-ci, en priorité celles inédites, méconnues ou insuffisamment décrites. Sa mise en œuvre est destinée à renforcer les interactions scientifiques entre la BnF et le programme « Les fabriques de l’antique ».

La BnF conserve à travers plusieurs de ses départements des fonds et des documents d’une très grande variété dont l’étude peut s’inscrire dans le périmètre thématique du programme « Les fabriques de l’antique », et plus précisément dans l’un de ses trois axes de recherche décrits à la fin du présent appel. (voir également : https://www.fabriques-antique.psl.eu )

I. Exemples de fonds et de sujets

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L’éclat des vases du Cabinet des médailles -6.2- Scène d’atelier : prêter l’oreille

Vous avez visité le musée de la BnF… mais avez-vous vraiment tout vu ? Regardez de plus près – et voyez comme on ne les a jamais vus ! –, certains des chefs-d’œuvre de la collection des vases du département des Monnaies, médailles et antiques en suivant les étapes et en découvrant les enjeux de leur restauration.

Remerciements

Fanny Alloteau, Emmanuel Boos, Brigitte Bourgeois, Manon Cannet, Lucy Cooper, Martine Denoyelle, Sophie Descamps-Lequime, Caroline Gabriel, Abigail Hykin, Juliette Jaulhiac, Aude Lafitte, Christine Kondoleon, Sytse van der Leest, Laure Marest, Marie-Christine Nollinger, Julien Olivier, Yannick Vandenberghe.

Introduction : Ouvrir l’œil

Son format démesuré et son sujet exceptionnel ont mérité au grand skyphos du Peintre de Penthésilée l’attention des chercheurs (voir billet précédent). Pourtant, sa trajectoire heurtée, d’accidents en expédients, n’est pas le moindre de ses intérêts, comme sa restauration récente a permis de l’établir !

« Restored »1 prononçait sobrement John Davidson Beazley (1885-1970) à propos du grand skyphos décoré par le Peintre de Penthésilée : de la vasque monumentale et des facéties des satyres, que révoquer en doute ? Et pourquoi la nécessité d’une restauration d’ampleur s’est-elle imposée au XIXe siècle ? L’étude préalable à un traitement curatif suivie de la restauration fondamentale du vase par Marie-Christine Nollinger en 2020 et 20212 ont révélé les indices de l’histoire matérielle mouvementée de ce vase, d’une officine athénienne à l’atelier d’un restaurateur italien, quelque quatorze siècles plus tard (fig. 1).

Fig. 1 Le skyphos De Ridder.840 avant 2021 © Serge Oboukhoff / BnF-CNRS-MSH Mondes

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  1. ARV2, p. 888, n°154. []
  2. Auteur d’un rapport d’intervention (consultable à la BnF). []

Fouiller les archives : un multiple d’or de l’empereur Décence découvert en 1833

Archive : Image du mois de décembre 2025

Figure 1 : Multiple d’or de l’empereur Décence (BnF, MMA, Fonds Général 46, cliché V. Drost). 27 mm ; 6,85 g.

Le projet de recherche Archinumis porté par le département des Monnaies, médailles et antiques de la BnF a permis de retracer la provenance de plusieurs objets conservés dans les collections de la Bibliothèque grâce à l’étude des archives. Parmi ces pièces figure un multiple d’or de Décence (fig. 1) : une monnaie en or à l’effigie de l’empereur romain, frappée en 353 à Trèves par son frère et co-empereur Magnence. Ce type de monnaie était généralement émis lors d’un donativum, c’est-à-dire une distribution d’or aux soldats.

Une lettre datée du 12 novembre 1833 signée de la main d’Adolphe Thiers et adressée aux conservateurs de la Bibliothèque Royale évoque directement l’acquisition de cette monnaie, et sa provenance, rapportée par le consul de France à Mayence (fig. 2) :

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Un dessin de l’Allée de sphinx du Sérapéum de Memphis

Nombreux sont les dossiers conservés à la Bibliothèque nationale de France qui réservent encore leur lot de surprises, en particulier lorsqu’ils relèvent d’un fonds aussi riche et important que celui d’Auguste Mariette (1821-1881)1 — légendaire égyptologue et pionnier de l’archéologie de terrain en Égypte, notamment célèbre pour la découverte du Sérapéum de Memphis.

Dans le cadre d’une recherche consacrée à la nécropole memphite au Ier millénaire avant notre ère, l’auteur a mené, en décembre 2024, une enquête approfondie au sein des collections de la BnF. L’objectif était d’identifier des documents graphiques (plans, croquis, dessins, vues) susceptibles de compléter notre connaissance du travail de terrain de Mariette à Saqqara, en particulier autour de la découverte du Sérapéum. Cette démarche s’inscrit dans la lignée des études menées par Thomas Lebée sur la correspondance de l’archéologue, ainsi que du remarquable travail de mise à disposition et d’analyse des archives de Mariette associées aux objets conservés au musée du Louvre, sous la direction d’Élisabeth David.

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  1. Pour une mise au point récente des archives Mariette de la BnF et leur contenu, voir Desclaux 2025. []

Colloque : Numismatique et archéométrie, 50 ans de partenariat entre la BnF et l’IRAMAT (1975-2025)

Les 3 et 4 décembre 2025, la BnF-Richelieu accueillera un colloque international dédié à la Numismatique et à l’archéométrie, organisé à l’occasion des 50 ans de collaboration entre la BnF et le laboratoire IRAMAT (CNRS–Université d’Orléans, UMR 7065).

Cette rencontre mettra en lumière un partenariat exceptionnel entre la Bibliothèque nationale de France et un laboratoire de référence dans le domaine des analyses archéométriques notamment appliquées à l’étude des monnaies.

Le colloque offrira l’occasion de dresser le bilan de cette coopération scientifique particulièrement féconde : depuis 1975, elle a permis l’étude et la valorisation des collections numismatiques de la BnF selon une démarche interdisciplinaire originale – plusieurs milliers de monnaies analysées et plusieurs centaines de publications, tant scientifiques que grand public. L’événement sera également l’occasion de présenter les pistes de recherche inédites que fait émerger ce partenariat. Les communications – abordant toutes périodes historiques, de l’Antiquité à l’époque moderne – s’organiseront autour de trois grands axes, que l’archéométrie contribue à renouveler profondément :

  1. Fabriquer la monnaie
  2. Tracer les stocks métalliques utilisés au sein des ateliers monétaires
  3. Penser la politique monétaire

Enfin, une table ronde clôturera la seconde journée, offrant un espace d’échange ouvert et dynamique entre spécialistes de différentes aires et époques.

PROGRAMME

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Quand Flaubert prend la pose : identification de deux nouveaux portraits de l’écrivain réalisés en Égypte par Maxime Du Camp

L’aversion de l’écrivain Gustave Flaubert (1821-1880) pour la pose photographique est une théorie fréquemment exprimée. Dans son bel « Album Gustave Flaubert » publié en 2021, Yvan Leclerc rappelait combien l’écrivain a durant sa vie refusé de diffuser son portrait au moyen de la photographie ou de la gravure. Cependant, le même auteur précisait qu’il fallait pondérer cette assertion, étant donné le nombre non négligeable de portraits réalisés par Flaubert tout au long de sa vie1. En effet, le Centre Flaubert de l’Université de Rouen Normandie recense sept portraits photographiques distincts de Flaubert, ou plutôt six si l’on considère que le daguerréotype daté de 1846 et mis en vente par Artcurial le 18 novembre 2006 n’est pas la représentation du célèbre écrivain. Ainsi, Flaubert a posé pour les photographes Maxime Du Camp (1822-1894) en 1850, puis Ferdinand Mulnier, Giacomo Borelli, Félix Nadar et Etienne Carjat dans les années 18602. Continuer la lecture de Quand Flaubert prend la pose : identification de deux nouveaux portraits de l’écrivain réalisés en Égypte par Maxime Du Camp

  1. Yvan Leclerc, Album Gustave Flaubert, Paris, Gallimard, 2021, p. 5. Voir également Gisèle Séginger, « Photographie », dans Gisèle Séginger (dir.), Dictionnaire Flaubert, Paris, Honoré Champion, 2017, p. 1149-1151. []
  2. Centre Flaubert de l’Université de Rouen Normandie, « Portraits photographiques », disponible en ligne sur : https://flaubert.univ-rouen.fr/qui-était-flaubert/iconographie/gustave-flaubert/photographies/, consulté le 04.11.2025. []

Un fils dans l’ombre de son père : le fonds Prisse d’Avennes à la BnF

Un don opportun

En mars 2011, les descendants du célèbre égyptologue Émile Prisse d’Avennes (1807-1879) à qui l’on doit l’entrée dans les collections françaises du papyrus Prisse et de la Chambre des Ancêtres de Thoutmosis III, découvrent l’exposition rétrospective sur leur illustre ancêtre à la Bibliothèque nationale de France (BnF)1 À la suite de cette visite imprévue, ils décident de faire don à la BnF d’une partie de leurs archives familiales. La boîte à dessin de l’égyptologue, ainsi que quantité de documents divers répartis dans une dizaine de boîtes intègrent dès lors le magasin des Nouvelles acquisitions françaises du département des Manuscrits, sous le numéro d’inventaire NAF 28672. Cet ensemble correspond en fait aux archives du fils d’Émile Prisse-d’Avennes, Émile Maxime (1852-1924). S’il est bien moins connu que son géniteur, ses papiers personnels offrent toutefois un grand intérêt, et pas uniquement pour qui s’intéresserait à l’égyptologue que fut son père.

1. « Fils de … » : celui qui vénérait l’image de son père

Émile Maxime naît le 23 janvier 1852 à Paris de l’union d’Émile Prisse d’Avennes et de Marie-Euphémie-Joséphine Bisiaux. Il reçoit son deuxième prénom en l’honneur du grand ami de son père, Maxime Du Camp (1822-1894), qui l’accompagna d’ailleurs pour déclarer la naissance de ce troisième fils2. Sa vie durant, il signera toutefois simplement Émile, de manière identique à son père.

« Monsieur Emile Prisse d’Avennes fils, Oncle de Gaston » (légende inscrite à l’arrière). Photographie par L. Larger, Paris, NAF 28672 (2-6).

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  1. Visions d’Égypte, Émile Prisse d’Avennes (1807-1879), exposition à la Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, 1er mars-5 juin 2011. []
  2. Marie-Françoise Potier-Talon, 2023, p. 58. []

Le manuscrit Latin 12161 et ses secrets

Aujourd’hui nous allons plonger dans la partie la plus ancienne des collections latines de la Bibliothèque nationale pour étudier les soubassements antiques d’un manuscrit médiéval, le Latin 12161. Ce manuscrit à l’abord un peu dissuasif abrite en effet des richesses insoupçonnées. À travers ses strates et des fragments qu’il faut reconstituer patiemment, nous allons pouvoir remonter du haut Moyen Âge à l’Antiquité, en voir différents aspects, et approfondir notre perception des rapports entre ces deux périodes. Cela nous permettra de contempler les destinées hasardeuses des textes antiques et de comprendre qu’un livre peut être un véritable objet archéologique.

Les scriptoria de l’époque mérovingienne et la pratique des « parchemins raclés »

Le Codex Parisinus latinus 12161, anciennement N. 1278, provient de l’abbaye de Corbie dans la Somme, qui faisait alors partie de la Neustrie.
Abbaye de Corbie, gravure de 1677, extrait du Monasticon Gallicanum (p.5). Source : Gallica
Fondée vers 657/661 par la reine des Francs Bathilde qui y installa des moines de l’abbaye de Luxeuil, elle fut un des grands centres culturels médiévaux avec une culmination à l’époque carolingienne, un lieu qui accueillait et produisait de nombreux manuscrits. Ce manuscrit remonte aux premiers temps de l’abbaye : on y trouve sur 236 pages1 , dans une écriture cursive mérovingienne du VIIe siècle, le Catalogue des hommes illustres (De viris illustribus) de Jérôme 2 et Gennade, composé entre la fin du IVe s. et le milieu du Ve s., qui recense les auteurs chrétiens depuis la mort du Christ jusqu’à l’époque des auteurs. C’est un des témoins les plus anciens de cette œuvre incontournable des monastères médiévaux3.

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  1. Sans compter le feuillet final, feuillet de poésie rythmique médiévale qui pourrait avoir été composé par le premier abbé de Corbie, Théofrid (Norberg, 1954). []
  2. L’un des quatre docteurs de l’Église occidentale : Augustin, Ambroise, Jérôme, Grégoire le Grand. []
  3. Peter Brown, The Rise of Western Christendom, Paris, 1997, sur le « christianisme appliqué ». À l’Est et à l’Ouest on trouve des personnes très déterminées à transmettre l’héritage des premiers temps du christianisme, à travers des résumés synthétiques, des anthologies, des compilations encyclopédiques. Est créée aussi la notion de « Père de l’Église ». []

Une maison égyptienne à l’Exposition universelle de 1889

Archive : Image du mois d’août 2025

Exposition universelle de 1889. Ch. Garnier, maison égyptienne. BnF, département des Estampes et de la photographie, BOITE FOL A-EO-223 (9)

En 1889, lors de l’Exposition universelle qui se tient à Paris, les visiteurs découvrent au niveau de l’actuel Quai Branly 44 pavillons donnant un aperçu de l’habitation humaine depuis la Préhistoire. Ils illustrent un grand projet mené par l’architecte Charles Garnier qui vise à proposer des exemples d’habitats du monde entier à partir des recherches les plus récentes de son temps, en croisant architecture et ethnologie. Pour la période antique, ou période des « civilisations primitives », il fait édifier des reconstitutions d’une maison étrusque, d’une villa romaine ou encore d’un habitat phénicien.

Parmi ces pavillons se trouve une maison égyptienne édifiée devant deux plans d’eaux. Le bâtiment s’élève sur deux étages et possède deux terrasses auxquelles on accède par l’arrière (voir cette gravure et cette photographie). Une esquisse de Garnier conservée à la BnF montre que le pavillon devait être peint avec des couleurs vives, notamment les fines colonnes, rouges à l’origine, rythmant la façade ainsi que les frises végétales.

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Un chef-d’œuvre pour un connaisseur : le tétradrachme de Naxos de la collection de Luynes

Archive : Image du mois de juillet 2025

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Tétradrachme en argent, Naxos, env. 460 av. J.-C., BnF MMA Luynes 1060 sur Gallica

Le tétradrachme de Naxos du duc de Luynes est un chef-d’œuvre de la numismatique, qui a au moins deux histoires à raconter. La première prend place dans la Sicile grecque antique, au milieu du Ve siècle avant notre ère, lorsque les coins ont été gravés et que la pièce d’argent de 17g a été frappée. La seconde se déroule au XIXe siècle, lorsqu’elle a été acquise par l’un des plus grands collectionneurs français et offerte au Cabinet des  Médailles, aujourd’hui département des Monnaies, médailles et antiques de la BnF.

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Usages publicitaires du nom « Sapho » sur la scène parisienne de la fin du XIXe siècle

« Sapho, que l’on croyait depuis longtemps morte à Lesbos, est devenue modèle et pose, chez les peintres, l’ensemble, et tout ce qui s’ensuit ». Cet extrait d’un article du Journal amusant de 1897 porte sur la pièce lyrique Sapho de Jules Massenet, elle-même tirée du roman du même nom d’Alphonse Daudet  (1884). On peut y lire que la poétesse grecque antique, connue pour ses chants présentant des amours entre femmes, est alors complètement réinterprétée comme un personnage de muse et de courtisane : elle fait l’objet de multiples représentations sur la scène parisienne de la fin du XIXe siècle. Nous chercherons ici à comprendre la place occupée par Sapho dans les cafés-concerts, moins connue que sa présence sur la scène lyrique. Il s’agira d’étudier l’interaction de la sexualisation de Sapho dans les spectacles parisiens de la fin du siècle avec l’émergence de la publicité de masse et de la presse comique.

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Moulages numériques et modèles 3D : de nouvelles façons de visualiser les empereurs romains sur les monnaies

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La nature spécifique des pièces de monnaie, objets métalliques de petite taille, transportables et produits en série, a toujours représenté un défi particulier pour les chercheurs et les conservateurs de musée, qui doivent cataloguer et étudier un nombre considérable d’entrées dans les collections ainsi que les découvertes anciennes et nouvelles, tout en s’efforçant de les rendre accessibles au plus grand nombre. Les monnaies font également partie des objets archéologiques les moins bien exposés dans les galeries des musées en raison des difficultés à combiner un éclairage et des solutions de présentation satisfaisants. Un autre enjeu majeur consiste donc à améliorer la visibilité de ces petits objets, parfois trop sombres ou trop brillants, et à les rendre attrayants pour le grand public.

Fig. 1 Numérisation 3D avec un scanner à lumière bleue de la tête d’Auguste en bronze de Méroé au British Museum pour le projet RESP

La technologie numérique, qui a trouvé de nombreux usages dans l’étude du monde antique, y compris la numismatique, a apporté une aide considérable pour relever tous ces défis, en particulier au cours des quinze dernières années, en permettant aux chercheurs d’accélérer et d’automatiser les activités les plus courantes du champ numismatique.

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