Le Livre des Morts de la Dame Mérit est un très bel exemple de papyrus funéraire aux vignettes polychromes de la seconde moitié de la XVIIIe dynastie (vers la fin du XVe s. av. J.-C.). La partie conservée à la BnF mesure 197 cm, mais ses deux extrémités sont lacunaires.
Figure d’applique, “Tête d’Achélôos”, 1er quart du Ve s. av. J.-C., BnF, département des Monnaies, médailles et antiques, bronze.73.
Cette applique en bronze, de 6.5 cm de hauteur et 4.9 cm de largeur, datée du premier quart du Ve siècle av. J.-C. et fabriquée dans le monde étrusque, est destinée à être soudée à une surface métallique (casque, vase, mobilier…). Elle présente une face humaine étroite et allongée avec une longue barbe triangulaire, couvrant une grande partie des joues, marquée d’incisions longitudinales ponctuées de petits crans. Au-dessus d’une bouche aux lèvres épaisses, se dessine une moustache, finement striée, longue et droite, remontant légèrement sur les joues. De part et d’autre du front orné de plusieurs rangs de volutes gravées, partent des cornes et en-dessous des oreilles (dont celle de droite est cassée).
Ce visage est une représentation du dieu Achélôos. Divinité fluviale la plus célèbre et la plus vénérée de la mythologie grecque, prisée également par les Étrusques comme l’atteste, entre autres, cette applique, Achélôos est également le plus grand cours d’eau de la Grèce, limite entre l’Étolie et l’Acarnanie.
L’Institut du monde arabe, à Paris, présente jusqu’au 6 janvier 2026 l’exposition Le mystère Cléopâtre qui s’interroge sur les fondations de sa légende, la manière dont les artistes s’en sont emparés à travers les siècles et pourquoi la reine fascine-t-elle encore.
Parmi la vingtaine de prêts accordés par la BnF, se trouvent plusieurs monnaies et intailles mais aussi des costumes et des accessoires qui illustrent la réception de l’Antiquité dans les arts du spectacle au tournant du XIXe siècle.
BnF, département des Manuscrits, Arabe 6805, f. 50v-51r
Les milliers de hiéroglyphes peuplant les ruines égyptiennes ont fasciné les voyageurs et historiens arabes. Les expressions utilisées pour les décrire font référence à leur emplacement et usage sacré ancien : « écriture des temples » (al-qalam al-barbawî), à leur ancienneté « écriture copte » (pour égyptienne) (qalam qibty), « écriture sacerdotale païenne » (qalam kahiny). La locution « écriture des oiseaux » (qalam al-ṭayr) s’expliquerait par le nombre élevé d’oiseaux repérés dans ce système graphique figuratif. D’autres encore renvoient les signes à leur puissance mystérieuse, selon une idée véhiculée depuis l’Antiquité : « écriture d’Hermès » (qalam Hirmis), « écriture magique » (al-qalam al-simiya) et « écriture talismanique » (qalam al-tilismât). Des textes lui attribuent une fonction d’écriture secrète dissimulant des savoirs anciens auxquels seuls des initiés pourraient accéder.
fibule en forme de sangllier, BnF, MMA, bronze.1749
Le sanglier, à l’arrêt, prêt à bondir, est stylisé mais les traits essentiels, la crinière hérissée, les larges oreilles, le groin aplati, les défenses recourbées et la queue en tire-bouchon sont bien détaillés. La vue de profil, la double collerette de traits incisés et le décor de gros points émaillés d’une seule couleur, ici bleue, caractérisent une série de fibules, attribuées par Michel Feugère à un atelier A1 actif à l’époque flavienne et dans la première moitié du 2e siècle.
La localisation de l’atelier n’est pas connue mais la majorité des fibules émaillées proviennent des provinces de Gaule Belgique, de Germanie et de Bretagne. Celle-ci, issue d’une collection champenoise a de fortes chances de provenir de l’Est de la France.
Cette journée d’étude vise à redonner une place aux femmes dont la contribution et les travaux de terrain et de recherche en archéologie ont été minimisés, voire invisibilisés.
Le mercredi 4 décembre 2024, de 13h30 à 18h30, à l’École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris, en salle Dussane. Journée ouverte au public, sans inscription préalable. Accessible également en ligne, via ce lien Zoom
La journée d’étude se tient dans le cadre du programme « Humanités dans le texte », porté par l’ENS-PSL, en collaboration avec le Ministère de l’Éducation nationale, la plateforme Odysseum et les associations CNARELA et APLAES dont le but est de constituer une bibliothèque de modules pédagogiques transdisciplinaires, composés de textes, d’images et de vidéos, destinés à venir en appui à l’enseignement des langues et cultures de l’Antiquité. Ces modules sont créés par des enseignants, des chercheurs, des spécialistes de différents domaines à partir d’un texte latin et grec, reproduit en original, traduit et commenté selon différentes perspectives d’intérêt scientifique et sociétal.
La Bibliothèque nationale y collabore par la contribution de spécialistes, la sélection d’œuvres et la mise à sa disposition de ses ressources numériques.
Elle permet de se plonger dans l’ouvrage de Jean-François Champollion, Panthéon égyptien, collection des personnages mythologiques de l’ancienne Égypte, d’après les monuments,publication qui s’étend de 1823 à 1831. Les fascicules successifs témoignent de la méthode de travail de l’égyptologue qui enrichit ses notices au fur et à mesure de ses voyages en Europe et en Égypte. Le savant y présente des dizaines de divinités, détaillant leurs noms et leurs attributs, le tout illustré par 90 planches aux couleurs vives. Elles sont l’œuvre de son proche collaborateur Léon-Jean-Joseph Dubois.
Le mercredi 5 juin 2024 seront présentés des travaux en cours sur les livres funéraires égyptiens conservés dans les collections du département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.
Cet atelier doctoral se poursuit en juin 2024 par deux journées d’examen des originaux au Département des Manuscrits, à la BnF, précédant la restitution du 5 juin.
Y seront également exposées la lecture spatialisée proposée par Emil Joubert dans le cadre de sa thèse de doctorat soutenue en 2024 et les recherches de Chloé Ragazzoli et Filippo Ronconi (EHESS) autour des supports de l’écrit et construction du texte.
5 juin 2024 (INHA, salle Peiresc)
Les textes funéraires du Nouvel Empire à la Troisième Période intermédiaire : transmission et évolution
Le vendredi 1er décembre 2023 se tient à l’École française de Rome, ouverte au public piazza Navone et en ligne, la journée d’étude “Bibliothèques de recherche à Rome (1860-1930) : les fondements d’une collection documentaire d’exception.”
[Safara?], Paris, 1937, bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EI-13L’exposition universelle de 1937, dénommée Exposition internationale des arts et techniques, s’est tenue à Paris du 25 mai au 25 novembre. Elle accorde 2.400 m2 à l’Égypte, dans un contexte international en ébullition, où le pavillon dominé par l’aigle et la croix gammée fait face à la sculpture de l’ouvrier et de la kolkhozienne portant haut la la faucille et le marteau.
Comme chaque année, des collections de la BnF voyagent et se donnent à voir dans d’autres musées et institutions.
Plusieurs d’entre elles (objets antiques, manuscrits, estampes, livres, maquettes de spectacle) participent à l’exposition Animaux fantastiques au Louvre-Lens depuis le 27 septembre et jusqu’au 15 janvier 2024.
Riche de plus de 250 œuvres de l’Antiquité à nos jours, le parcours explore les rapports de l’homme à ces êtres merveilleux entre fascination et répulsion, domptage et domestication et retrace l’histoire des plus célèbres de ces animaux. Continuer la lecture de La BnF hors les murs : Animaux fantastiques→
Ce colloque porte sur les traitements automatiques pour les données des sciences humaines et sociales par des méthodes relevant du traitement automatique de la langue (TAL) et/ou de l’apprentissage automatique appliqués aux corpus textuels principalement. Différents projets faisant appel à ces approches numériques seront ainsi présentés : le programme de la journée
Ce colloque est organisé dans le cadre du projet MonumenTAL dont est partenaire la BnF.
tombe de Séthi Ier, NAF 20307, f. 132, sur Gallica
Alors que s’achève l’année de célébration du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes, il est encore temps de voir quelques-unes des expositions phares comme Champollion la voie des hiéroglyphes au Louvre Lens prolongée jusqu’au 23 janvier, Hieroglyphs : unlocking ancient Egypt au British Museum de Londres jusqu’au 19 février.
Tout au long de l’année, dans sa mission de diffusion de la connaissance autour des collections nationales, la BnF numérisa, exposa, prêta des œuvres pour rendre hommage non seulement à la figure du savant mais aussi à la naissance d’une discipline, l’égyptologie.
Pour celles et ceux qui souhaiteraient lire ce que la recherche a produit récemment sur cette période de l’histoire de l’égyptologie et des collections, voici un rapide tour d’horizon des pièces conservées à la BnF reliées aux expositions s’étant tenues hors les murs :