Archives de catégorie : gallica

Ulysse à l’Opéra-Comique

Archive : Image du mois de septembre 2026

Lucien Fugère dans le rôle d’Ulysse dans “Le mariage de Télémaque” de Claude Terrasse/ Chéri Rousseau, photographie,1910. BnF, département de la Musique (Est. Fugère 009).

Tandis que Matt Damon incarnait cet été Ulysse sur les écrans de cinéma, au printemps 1910, c’est Lucien Fugère (1848-1935) qui, sur les planches de l’Opéra-Comique, arborait les traits du héros grec.

Cette photographie, attribuée à Chéri-Rousseau, représente l’acteur posant dans son costume d’Ulysse, imaginé par Marcel Mültzer, devant l’un des décors du Mariage de Télémaque dont la première eut lieu le 4 mai 1910. Coiffé d’un bandeau avec des longues lanières sur le côté et chaussé de sandales, Fugère porte une tunique ceinturée à manches amples et courtes recouverte d’un manteau drapé, inspiré de l’himation de la Grèce antique.

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Le Champollion : paquebot, luxe et égyptomanie

Archive : Image du mois de juillet 2026

Le paquebot Champollion de la Compagnie des Messageries Maritimes. Le Génie civil : revue générale des industries françaises et étrangères, 20 juin 1925. BnF/Gallica.

Le 25 septembre 1925, à Marseille, le Champollion, nouveau fleuron des Messageries Maritimes s’élance sur les flots ; il fait la fierté de la compagnie avec le Louqsor (1904), le Sphinx (1914), le Pierre Loti (1921), le Mariette-Pacha (1925) ou encore le Théophile Gautier (1927), paquebots dont les noms reflètent la passion française pour l’Égypte.

Le Champollion, avec son « sistership » Théophile Gautier, assure le service des « lignes d’Égypte ». Il accueille aussi bien les touristes en partance pour la vallée du Nil, les pèlerins se rendant en Terre Sainte que les fonctionnaires coloniaux rejoignant leur poste : partant de Marseille, il traverse la Méditerranée en 4 jours pour faire étape à Alexandrie, à Port-Saïd pour terminer à Beyrouth. Il peut embarquer « 10 passagers de luxe, 178 de première classe, 133 de deuxième classe et 500 émigrants » (Revue commerciale du Levant, 1er janvier 1924).

Services des Messageries maritimes. Institut cartographique (Paris). 1924. BnF/Gallica

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Les fascicules du Corpus antiquorum Vasorum France (CVA) consultables dans Gallica

Presque un an après la mise en ligne de la Carte archéologique de la Gaule (CAG), le partenariat établi en 2025 entre l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (AIBL) et la Bibliothèque nationale de France (BnF) a permis la numérisation et la mise en ligne sur Gallica du Corpus Vasorum Antiquorum France (CVA France), les catalogues les vases du monde grec des collections françaises.

Le CVA mis à la disposition de tous

Une page de médiation Gallica spécifique a été élaborée pour faciliter la consultation des 35 fascicules du Corpus Vasorum Antiquorum. Ils ont été rangés par ville, classés par ordre alphabétique, et par institution.

Accédez au Corpus Vasorum Antiquorum (France) dans Gallica

Page Gallica dédiée au Corpus Vasorum Antiquorum, France

L’océrisation prochaine des documents numériques permettra à brève échéance la fouille de texte sur l’ensemble des volumes.  Les chercheurs pourront ainsi croiser plus facilement des données dispersées dans plusieurs volumes.

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Tout-ank-amon, pharaon d’opérette

Archive : Image du mois de janvier 2026

Comoedia, 6 mai 1934

Suite à la découverte de la tombe de Toutânkhamon en 1922, l’égyptomanie fait de nouveau irruption sur les scènes parisiennes : le 5 mai 1934, la première de l’opérette « Tout-Ank-Amon » se tient à l’Opéra-comique1.

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L’Intransigeant, 4 mai 1934, p. 8

La pièce raconte sur un mode burlesque les aventures du roi, surnommé « Toutou », lassé de son épouse Dakhamon, poursuivie par l’ambassadeur crétois Karos, lui-même amoureux de la prêtresse Nefertiti et dont la femme cherche à séduire le pharaon.

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  1. Arnaud Saura-Ziegelmeyer, que je remercie pour nos échanges, a étudié la partition de cette opérette à l’occasion d’un colloque qui s’est tenu en 2022 : Saura-Ziegelmeyer, Arnaud, « Tout Ank Amon de Maurice Perez et Victor Périer : enquête autour d’une éphémère comédie lyrique » dans Jean-Marcel Humbert et Eugène Warmenbol (dir.), Toutankhamon et l’égyptomanie au XXe siècle, Leyde, Brill, à paraître [↩]

Quand Flaubert prend la pose : identification de deux nouveaux portraits de l’écrivain réalisés en Égypte par Maxime Du Camp

L’aversion de l’écrivain Gustave Flaubert (1821-1880) pour la pose photographique est une théorie fréquemment exprimée. Dans son bel « Album Gustave Flaubert » publié en 2021, Yvan Leclerc rappelait combien l’écrivain a durant sa vie refusé de diffuser son portrait au moyen de la photographie ou de la gravure. Cependant, le même auteur précisait qu’il fallait pondérer cette assertion, étant donné le nombre non négligeable de portraits réalisés par Flaubert tout au long de sa vie1. En effet, le Centre Flaubert de l’Université de Rouen Normandie recense sept portraits photographiques distincts de Flaubert, ou plutôt six si l’on considère que le daguerréotype daté de 1846 et mis en vente par Artcurial le 18 novembre 2006 n’est pas la représentation du célèbre écrivain. Ainsi, Flaubert a posé pour les photographes Maxime Du Camp (1822-1894) en 1850, puis Ferdinand Mulnier, Giacomo Borelli, Félix Nadar et Etienne Carjat dans les années 18602. Continuer la lecture de Quand Flaubert prend la pose : identification de deux nouveaux portraits de l’écrivain réalisés en Égypte par Maxime Du Camp →

  1. Yvan Leclerc, Album Gustave Flaubert, Paris, Gallimard, 2021, p. 5. Voir également Gisèle Séginger, « Photographie », dans Gisèle Séginger (dir.), Dictionnaire Flaubert, Paris, Honoré Champion, 2017, p. 1149-1151. [↩]
  2. Centre Flaubert de l’Université de Rouen Normandie, « Portraits photographiques », disponible en ligne sur : https://flaubert.univ-rouen.fr/qui-était-flaubert/iconographie/gustave-flaubert/photographies/, consulté le 04.11.2025. [↩]

La nation gauloise

Archive : Image du mois d’octobre 2025

“Gaulois” dans E. Brouard, Leçons d’histoire de France à l’usage des écoles primaires. Cours moyen, 1880, p. 5

Cette vignette représente un groupe de Gaulois aux cheveux longs, torses nus, brandissant lances, haches et épées dans un élan guerrier. Elle illustre la première leçon « Les Gaulois : leurs origines, leurs mœurs, leurs coutumes, leur religion » du manuel d’E. Brouard, Leçons d’histoire de France à l’usage des écoles primaires. Cours moyen, publié en 1880 chez Hachette et réédité à plusieurs reprises.

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Parcours Gallica Histoire de l’art antique : sources et références

Gallica propose un nouveau parcours thématique intitulé Histoire de l’art antique : sources et références

Conçu dans le cadre du projet MonumenTAL, il offre une déambulation éditorialisée à travers les textes (écrits antiques, traités, récits de voyages, catalogues de collections, revues spécialisées) et images (recueils, gravures, dessins, photographies), disponibles dans Gallica, qui ont construit l’histoire des arts figurés de l’Antiquité classique.

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Colette, une momie de rêve

Archive : Image du mois de septembre 2025

“Colette Willy”. Album Reutlinger de portraits divers, 1875-1917. BnF, département Estampes et photographie, PET FOL-NA-260 (55).

3 janvier 1907, scandale au Moulin-Rouge ! Sur scène, Colette Willy et « Yssim » (pour Missy, surnom de Mathilde de Morny, ancienne épouse du duc de Belbeuf) interprètent une momie et un savant plongé dans ses livres dans la pantomime « fort suggestive » Rêve d’Égypte. A la fin de la représentation, le vieux barbon réveille avec un baiser la momie dans son sarcophage.  C’est bien moins le baiser entre les deux amantes à la ville que la présence de la marquise travestie qui suscite les réactions outragées des spectateurs : coussins, boîtes de bonbons et « petits bancs » sont lancés sur la scène. L’extravagance assumée de la fille du duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, exaspère sa famille qui organise cette cabale.

La Charente, 10 janvier 1907. BnF/Gallica

Par ordre du préfet de police, la marquise doit abandonner son rôle. Elle est remplacée par Georges Wague, auprès de qui Colette s’était formée à l’art de la pantomime. Le titre de la pièce est modifié en Songe d’Orient mais le spectacle est finalement interdit à Paris. Toutefois, Colette sort indemne de ce scandale et continuera sa carrière sur les planches.

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Une maison égyptienne à l’Exposition universelle de 1889

Archive : Image du mois d’août 2025

Exposition universelle de 1889. Ch. Garnier, maison égyptienne. BnF, département des Estampes et de la photographie, BOITE FOL A-EO-223 (9)

En 1889, lors de l’Exposition universelle qui se tient à Paris, les visiteurs découvrent au niveau de l’actuel Quai Branly 44 pavillons donnant un aperçu de l’habitation humaine depuis la Préhistoire. Ils illustrent un grand projet mené par l’architecte Charles Garnier qui vise à proposer des exemples d’habitats du monde entier à partir des recherches les plus récentes de son temps, en croisant architecture et ethnologie. Pour la période antique, ou période des « civilisations primitives », il fait édifier des reconstitutions d’une maison étrusque, d’une villa romaine ou encore d’un habitat phénicien.

Parmi ces pavillons se trouve une maison égyptienne édifiée devant deux plans d’eaux. Le bâtiment s’élève sur deux étages et possède deux terrasses auxquelles on accède par l’arrière (voir cette gravure et cette photographie). Une esquisse de Garnier conservée à la BnF montre que le pavillon devait être peint avec des couleurs vives, notamment les fines colonnes, rouges à l’origine, rythmant la façade ainsi que les frises végétales.

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La Carte archéologique de la Gaule (CAG) consultable dans Gallica

Un partenariat établi en 2025 entre l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (AIBL) et la Bibliothèque nationale de France (BnF) a permis la numérisation et la mise en ligne sur Gallica de la Carte archéologique de la Gaule (CAG)1.

La CAG mise à la disposition de tous

Une page de médiation Gallica spécifique a été élaborée pour faciliter la consultation des quelques 140 volumes de la Carte archéologique de la Gaule. Une carte interactive permet un accès géographique par régions de France ; chaque zone renvoyant ensuite vers une page spécifique regroupant les volumes numérisés par départements.

Accédez à la Carte archéologique de la Gaule dans Gallica

Page Gallica dédiée à la Carte archéologique de la Gaule

L’océrisation prochaine des documents numériques permettra à brève échéance la fouille de texte sur l’ensemble des volumes.  Les chercheurs pourront ainsi croiser plus facilement des données dispersées dans plusieurs volumes. Continuer la lecture de La Carte archéologique de la Gaule (CAG) consultable dans Gallica →

  1. Annonce de la numérisation de la CAG dans la lettre d’information de l’AIBL, juillet 2025 (p. 1). [↩]

Usages publicitaires du nom « Sapho » sur la scène parisienne de la fin du XIXe siècle

« Sapho, que l’on croyait depuis longtemps morte à Lesbos, est devenue modèle et pose, chez les peintres, l’ensemble, et tout ce qui s’ensuit ». Cet extrait d’un article du Journal amusant de 1897 porte sur la pièce lyrique Sapho de Jules Massenet, elle-même tirée du roman du même nom d’Alphonse Daudet  (1884). On peut y lire que la poétesse grecque antique, connue pour ses chants présentant des amours entre femmes, est alors complètement réinterprétée comme un personnage de muse et de courtisane : elle fait l’objet de multiples représentations sur la scène parisienne de la fin du XIXe siècle. Nous chercherons ici à comprendre la place occupée par Sapho dans les cafés-concerts, moins connue que sa présence sur la scène lyrique. Il s’agira d’étudier l’interaction de la sexualisation de Sapho dans les spectacles parisiens de la fin du siècle avec l’émergence de la publicité de masse et de la presse comique.

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Une Sappho à bout de souffle

Archive : Image du mois de mars 2025

Enrico Tresham, Le Avventure di Saffo, Roma, 1784, BnF, département des Estampes et de la photographie, FOL-SB-26

 

Μνάσεσθαί τινά φαῖμι † καὶ ἕτερον † ἀμμέων, « Je dis que quelqu’un se souviendra de nous » : cette affirmation de Sappho est bien confirmée par cette gravure d’Enrico Tresham. Elle est tirée d’un roman d’Alessandro Verri publié en 1784 Le Avventure di Saffo qui a connu un immense succès d’édition en Europe. Reprenant un procédé habituel de son époque visant à intéresser son lectorat tout en évitant la censure, Verri prétend que son roman est une simple traduction italienne d’un manuscrit rare en grec ancien. En réalité, il s’est inspiré d’un mythe postérieur à la vie de Sappho, lui-même repris par Ovide, poète latin du Ier siècle ap. J.-C., qui lui invente un amant, Phaon, dont l’infidélité la pousse au suicide, représenté sur cette autre illustration figurant à la fin du roman :

Le suicide de Sappho au rocher du Leucade, Enrico Tresham, Le Avventure di Saffo, Roma, 1784, BnF, département des Estampes et de la photographie, FOL-SB-26

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Une coiffe égyptisante pour Salammbô

Archive : Image du mois de février 2025

Coiffe pour Salammbô : opéra en cinq actes et sept tableaux / livret de Camille Du Locle. – Paris : Théâtre national de l’Opéra-Palais Garnier, 16-05-1892. Laiton, pierres de verre et perles. BnF, département Bibliothèque-musée de l’opéra, BIJOUX 219 Bis

 

L’exposition Bijoux de scène de l’Opéra de Paris, qui se tient jusqu’au 28 mars 2025 à la Bibliothèque-musée de l’Opéra au Palais Garnier à Paris, est l’occasion d’admirer de splendides accessoires de scène imitant à la perfection l’or et les pierres précieuses . Façonnés en laiton doré et en verre, ces couronnes, casques, colliers, ceintures et bracelets, issus des grands œuvres lyriques du XIXe siècle, reflètent notamment le goût pour l’antique des librettistes et des costumiers.

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Le projet quadriennal Archinumis (Archives et histoires des collections numismatiques) 2024-2027

Le projet quadriennal 2024-2027 Archinumis (Archives et histoires des collections numismatiques) participe de l’effort engagé par la BnF pour retracer son histoire et celle de ses collections. Ses objectifs sont la reconstitution de l’histoire de la constitution des collections : origine géographique, éventuellement contexte historique voire archéologique de leur découverte, réseaux savants impliqués, etc. Il permettra également l’identification dans les collections des trésors monétaires ou des fractions de trésors qui ne sont actuellement pas signalés dans les tiroirs et sont donc méconnus. L’affinage du catalogage des archives en dépôt au département des Monnaies, médailles et antiques et sous la responsabilité de la mission Archives sera valorisé dans la Base archives et manuscrits (BAM) de la BnF par une numérisation massive des archives. Il permettra le signalement dans le Catalogue Général des monnaies appartenant à des trésors par la création de notices d’ensembles pour les fonds numérisés ainsi que la création de notices descriptives dans la base de données Trouvailles monétaires dédiée aux trésors monétaires et qui sera mise en ligne début 2025 par la BnF. Enfin, cet article est également l’occasion d’exposer un exemple concret mis au jour durant la première année du projet : la découverte à coups de canons de monnaies et objets encore aujourd’hui dans la collection du département. 

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“L’arrivée des premiers Marseillais”

Extrait de la première page du Petit Marseillais du 15 octobre 1899

Archive : Image du mois d’octobre 2024

Cette Une du 15 octobre 1899 du quotidien Le Petit Marseillais annonce et décrit l’une des principales manifestations du jour proposées dans le cadre des festivités organisées, du 14 au 22 octobre 1899, par la ville de Marseille pour célébrer les 2 500 ans de sa fondation : la reconstitution de « l’arrivée des premiers Marseillais ».

 « Les Phocéens […] arriveront avec leur flottille dans le Port-Vieux et débarqueront sur le quai de la Fraternité […]. […]. La flottille […] comprend 4 navires : trois pentécontères et une dière. »

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