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Conférence: Une bandelette de momie à la source de premières découvertes sur l’écriture égyptienne avant Champollion

Le jeudi 1er octobre 2026 à 18h, à la BnF-Richelieu, en salle des conférences, Ivan Guermeur et Vanessa Desclaux présenteront une bandelette de momie inscrite, sortie spécialement pour l’occasion des réserves du Département des Monnaies, médailles et antiques de la BnF :

Une bandelette de momie à la source de premières découvertes sur l’écriture égyptienne avant Champollion

Cette conférence sera l’occasion de découvrir cet objet (Inv. 53.1842), longtemps négligé par l’égyptologie moderne et demeuré jusqu’à présent inédit.

Pourtant, si cet artefact a été injustement oublié, il n’en occupa pas moins une place essentielle dans les premières tentatives d’identification des différentes écritures égyptiennes et dans l’élaboration des jalons intellectuels ayant conduit au déchiffrement des hiéroglyphes, antérieurement aux travaux décisifs de Jean-François Champollion, au début du XIXᵉ siècle. Ayant appartenu au grand érudit et collectionneur du XVIIIᵉ siècle, le comte de Caylus (1692-1765), cette bandelette fut au cœur d’échanges épistolaires d’une remarquable fécondité avec l’abbé Barthélemy (1716-1795), alors garde du Cabinet des médailles et des Antiques de la Bibliothèque royale, et reconnu comme l’un des plus éminents déchiffreurs d’écritures anciennes, notamment le palmyrénien et le phénicien.

L’intervention à deux voix entre un enseignant-chercheur de l’École Pratique des Hautes Etudes (EPHE-PSL) et un conservateur de la BnF, inaugure un nouveau cycle, intitulé La Pratique à l’œuvre, permettant de partager à un large public l’actualité ou le renouveau des recherches autour d’un document patrimonial.

Cet événement sera diffusé sur notre chaîne Youtube et sur la page de la conférence le 1er octobre à 18 h. Réservations et informations pour assister en présentiel sur la page de la conférence.

En savoir plus:

L’agenda de l’Antiquité 2026-2027

En cette rentrée 2026, l’équipe du carnet L’Antiquité à la BnF a rassemblé pour vous une sélection de ressources BnF ou d’autres institutions disponibles en ligne (conférences, cours, publications…) ainsi qu’une série d’expositions en cours ou à venir, en France et à l’étranger.

Bonne lecture et bonnes découvertes !

Papyrus funéraire de la Dame Merit (début), Égypte, XVIIIe dynastie. BnF, MMA, inv. 53.2.

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Les Journées européennes de l’archéologie à la BnF

Du vendredi 12 au dimanche 14 juin 2026, auront lieu les Journées européennes de l’archéologie partout en France et dans une trentaine de pays européens.

Durant ces Journées, initiées par le ministère de la Culture et pilotées par l’Inrap, plus d’un millier de manifestations sont proposées sur l’ensemble du territoire national : des chantiers de fouilles aux musées en passant par les laboratoires, les acteurs de l’archéologie se mobilisent afin de partager leurs connaissances, leurs expertises, leurs métiers et leurs découvertes avec tous les publics.

Collier aux camées, Trésor de Naix – 202 – BnF, département des Monnaies, médailles et antiques, inv.56.128

La Bibliothèque nationale de France participe à cet événement ! Au cours de visites guidées d’environ 45 minutes, des chargé.e.s de collection du département des Monnaies, médailles et antiques feront découvrir les collections archéologiques de la BnF dans les salles du Musée.

Regard du conservateur – visites commentées pour les Journées européennes de l’archéologie :

  • Samedi 14 juin : 11 h, 13 h 30, 14 h 30 et 16 h
  • Dimanche 15 juin : 13 h 30, 14 h 30 et 16 h

Tarif : 10 € par adulte/ Gratuit pour les moins de 26 ans (et autres bénéficiaires de gratuité)

Réservation en ligne

Musée de la BnF : 5, rue Vivienne – 75002 Paris

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Conférence : Des vases grecs : pour quoi faire ?

Mardi 12 mai 2026 à 12h30, à la BnF-Richelieu, en salle des conférences, Louise Détrez parlera de l’usage des vases grecs antiques dans le cadre des cours publics d’archéologie de la BnF :

Des vases grecs : pour quoi faire ?

Les textes antiques nous renseignent-ils sur les noms, et partant, l’utilisation des vases grecs ? Une question qui n’a pas manqué d’intéresser la Bibliothèque nationale, voilà près de deux siècles, à l’occasion d’une véritable controverse. Mais au-delà de ces sources écrites parfois tardives, que nous disent les images qui mettent en scène la vaisselle des Anciens ? Que révèlent les contextes dans lesquels on a découvert ces céramiques ? Et que nous apprennent leur état matériel sur leur emploi ? Autant de paramètres que l’on s’efforcera de prendre en compte pour explorer les usages variés des diverses formes de vases chez les Grecs.

Coupe laconienne à scène bachique : deux danseurs devant un cratère (en haut), deux oiseaux encadrant un lotus (en bas). Vers 560 av. J.-C. (BnF, MMA, De Ridder 192)

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Conférence : Jouer, de Grèce à Rome : entre plaisir et transgression

Mardi 14 avril 2026 à 12h30, à la BnF-Richelieu, en salle des conférences, Véronique Dasen parlera du jeu dans l’Antiquité dans le cadre des cours publics d’archéologie de la BnF :

Jouer, de Grèce à Rome : entre plaisir et transgression

À travers des pièces issues de contextes funéraires, votifs ou domestiques, ce cours interroge la valeur sociale, symbolique et religieuse du jeu dans l’Antiquité. Parmi les œuvres majeures sera examinée l’urne en marbre d’époque romaine de Margaris, représentant une esclave s’adonnant au jeu des latroncules avec son maître Marcus Allius Herma. Cette scène déploie un discours visuel original sur l’amour conçu comme conquête et sur la séduction comme tactique, tout en valorisant une relation fondée sur le plaisir partagé et la réciprocité. Elle révèle aussi une agentivité féminine inattendue et peut-être l’espoir d’une complicité prolongée au-delà de la mort.

Achille et Ajax jouant au pente grammai. Amphore attique, Peintre de Munich 1519, 4e quart du 6e siècle av. J.-C. (BnF, MMA, De Ridder.232)

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Conférence : D’or et de héros : les trésors romains de Tarse et d’Aboukir

Le mardi 7 avril 2026 à 18h15, dans l’auditorium Jacqueline Lichtenstein de l’Institut national d’histoire de l’art, Vincent Drost, Maxence Garde et Julien Olivier présenteront les trésors d’or romains de Tarse et d’Aboukir, conservés respectivement à la Bibliothèque nationale de France et au musée de la Fondation Calouste Gulbenkian.

D’or et de héros : les trésors romains de Tarse et d’Aboukir

Le trésor de Tarse, aujourd’hui conservé à la BnF, compte parmi les ensembles monétaires antiques les plus remarquables et les plus prestigieux connus à ce jour. Il se compose notamment de monnaies d’or romaines, accompagnées de grands médaillons de tradition grecque, d’une rareté exceptionnelle. Ces derniers ne trouvent de véritable équivalent que dans les médaillons issus du trésor d’Aboukir, découvert en Égypte et actuellement conservé à la Fondation Calouste Gulbenkian, à Lisbonne.

Cette conférence offrira une occasion unique de mettre en regard ces deux trésors majeurs de l’Antiquité, grâce à une présentation conjointe organisée à Paris et en liaison directe, en duplex, avec Lisbonne.

Médaillon du trésor de Tarse, vers 222-235 ap. J.-C. Or, 98,7 g, 67 mm (BnF, MMA, F 1671)

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Conférence : Terres cuites et bronzes grecs : la question des œuvres votives

Mardi 17 mars 2026 à 12h30, à la BnF-Richelieu en salle des conférences, pour le troisième cours public d’archéologie 2026, Violaine Jeammet et Sophie Descamps-Lequime parleront des usages votifs des terres cuites et des bronzes grecs

Terres cuites et bronzes grecs : la question des œuvres votives

Pour les musées qui ne sont pas directement associés à des sites archéologiques, il est quasiment impossible de préciser la destination originelle des œuvres qui y sont conservées, pour peu que leur provenance et surtout leur contexte de découverte n’aient pas été spécifiés au moment de leur acquisition : c’est donc une véritable gageure de faire la part entre objets du quotidien, mobilier funéraire et offrandes votives. Par ailleurs, certaines pièces, conçues pour accompagner les vivants, ont pu être déposées secondairement dans une sépulture ou être consacrées à une divinité. Comment distinguer alors les ex-voto des autres ? Existe-t-il des indices irréfutables ? Tout en évoquant les limites d’un tel exercice, il sera question d’identifier durant cette séance les terres cuites et les bronzes grecs qui, parmi les antiques de la BnF, sont assurément des œuvres votives ou pourraient y être apparentées.

Les figurines en terre cuite se signalent, dans le monde grec, par l’ambivalence de leur destination, les mêmes thèmes iconographiques ou typologiques se retrouvant indifféremment dans ces différents contextes ; la spécificité cultuelle de ces œuvres, hors contexte archéologique, reste donc très délicate à établir. Certains lots néanmoins, notamment en Grande-Grèce, semblent plus spécifiquement attachés à des sanctuaires : ainsi des milliers de figurines provenant du « Fondo Giovinazzi » de Tarente, qui correspond à une zone de sanctuaire, cependant étroitement liée à la nécropole voisine.

Idole-cloche, Béotie, vers 700 av. J.-C. (BnF, MMA, reg.H.1043)

Dans le domaine des bronzes, les pièces anatomiques des sources de la Seine, sommairement exécutées pour être offertes par des fidèles dans l’espoir d’une guérison ou parce qu’ils ont été épargnés par la maladie, sont des ex-voto, de même que les œuvres – elles sont rares – qui présentent une dédicace, parfois gravée dans la cire du modèle intermédiaire, parfois après la coulée, ou encore des statuettes mises au jour sur l’acropole d’Athènes.

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Appel à chercheurs BnF-GPR « Les fabriques de l’antique »

La BnF met au concours une bourse de recherche financée par le Grand Programme de Recherche « Les fabriques de l’antique » (FAn ; Université Paris Sciences et Lettres) pour l’année académique 2026-2027. Est éligible tout titulaire d’un doctorat.

Le projet devra porter sur un corpus conservé à la BnF à des fins d’étude et de valorisation des collections de celle-ci, en priorité celles inédites, méconnues ou insuffisamment décrites. Sa mise en œuvre est destinée à renforcer les interactions scientifiques entre la BnF et le programme « Les fabriques de l’antique ».

La BnF conserve à travers plusieurs de ses départements des fonds et des documents d’une très grande variété dont l’étude peut s’inscrire dans le périmètre thématique du programme « Les fabriques de l’antique », et plus précisément dans l’un de ses trois axes de recherche décrits à la fin du présent appel. (voir également : https://www.fabriques-antique.psl.eu )

I. Exemples de fonds et de sujets

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à quoi servaient les monnaies dans l’Antiquité ?, Cours public mardi 17 février 2026, 12h30

Mardi 17 février 2026 à 12h30, à la BnF-Richelieu en salle des conférences,  le deuxième cours public d’archéologie 2026 sera consacré aux multiples usages de la monnaie dans l’Antiquité :

Jetées par les fenêtres ou cachées sous le matelas  : à quoi servaient les monnaies dans l’Antiquité  ?

Les Grecs et les Romains utilisaient la monnaie. Ces objets antiques nous semblent familiers, car leur forme et leur usage rappellent les pièces que nous manipulons encore. Pourtant, la monnaie antique ne servait pas uniquement à payer, en tout cas tel que nous le concevons aujourd’hui. Vincent Drost et Julien Olivier proposent d’en explorer les différentes fonctions afin de mieux comprendre son rôle dans les sociétés anciennes. Si elle était avant tout – suivant la définition d’Aristote – un moyen d’échange, de paiement et un étalon de la valeur, la monnaie pouvait aussi transmettre des messages politiques, être utilisée dans des pratiques religieuses ou encore jouer un rôle décoratif. L’ensemble de ces usages font de la monnaie une source précieuse pour découvrir la vie économique, sociale et culturelle de l’Antiquité.

Nomos de Crotone (Bruttium), vers 480-430 av. J.-C. Au revers, le graffiti “Η (I)ΑΡΟΝ ΤΟ ΑΠΟ” indique que la pièce a été consacrée au dieu Apollon (BnF, MMA, Fonds général.1760)

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La monnaie romaine imitée et falsifiée : entre cupidité, nécessité et fascination

Mardi 3 février 2026 à 12h30, à la BnF-Richelieu,  Vincent Drost (BnF) parlera de :

La monnaie romaine imitée et falsifiée : entre cupidité, nécessité et fascination

Dès sa création, la monnaie romaine a été copiée. Dans l’Antiquité, des faussaires ont tenté d’en tirer bénéfice tandis que les populations elles-mêmes ont pu frapper monnaie en période de pénurie de numéraire. La monnaie romaine a par ailleurs inspiré les humanistes de la Renaissance ainsi que les faussaires modernes, dont certains sont passés à la postérité. Ces différents aspects seront illustrés par une sélection de monnaies issues du riche fonds conservé à la BnF.

Comme pour les précédentes années, ces séances sont l’occasion de présenter à un public large les richesses des collections de la BnF à partir d’une sélection d’objets remarquables qui sont montrés, décrits, et commentés en direct.

Moule monétaire romain – IVe siècle (BnF, MMA, AA.MM.27)

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à la vie, à la mort : l’équipement funéraire des anciens Égyptiens, Cours public mardi 20 janvier 2026, 12h30

Mardi 20 janvier 2026 à 12h30, à la BnF-Richelieu en salle des conférences,  le premier cours public de la saison 2026 sera l’occasion de découvrir une partie des collections égyptologiques de la Bibliothèque :

À la vie, à la mort: l’équipement funéraire des anciens Égyptiens

Des pyramides aux musées peuplés d’éléments issus des tombes, les manifestations durables et spectaculaires du funéraire continuent de marquer nos esprits depuis l’Antiquité.

L’image d’une Égypte éternelle et magicienne repose en grande partie sur la réception tronquée et partielle accordée à ces objets coupés de leur univers.

Vanessa Desclaux vous invite à entreprendre un voyage dans le temps, déchiffrer quelques hiéroglyphes et cheminer avec les hommes et les femmes du passé pour comprendre leurs usages. Des objets remarquables des collections seront sortis pour l’occasion et commentés en direct.

oeil oudjat, Basse Epoque, 664-332 av. J-C, BnF MMA Inv.53.1360

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A quoi ça sert ? Usages et fonctions des objets antiques (Cours public d’archéologie)

En 2026, la quatrième édition des cours publics d’archéologie de la BnF aura pour thème :

A quoi ça sert ? Usages et fonctions des objets antiques

Urne funéraire de Margaris; Rome, fin du Ier siècle ap. J.-C. (BnF, MMA, inv.54.lat.49)

On l’oublie parfois en les admirant derrière leur vitrine : les œuvres antiques ont été manipulées, utilisées dans des contextes très variés, parfois endommagées. Chaque objet a une « vie » antique qui est parfois facile à connaître, mais parfois très éloignée de ce pour il avait été conçu. Pour comprendre finement ces usages et ces fonctions, il est nécessaire de croiser les discours sur les objets (dans les textes comme dans les images), les données de plus en plus précises de l’archéologie, et l’examen attentif des objets eux-mêmes qui portent la trace de leurs utilisations. Ce cycle de conférences sera ainsi l’occasion de présenter et de commenter en direct des œuvres remarquables issues des collections archéologiques de la BnF, pour les replacer au cœur des réalités antiques.

Programme

Toutes les conférences se tiendront sur le site de la BnF-Richelieu (Paris, 2e) de 12h30 à 14h, et sont également diffusées en direct sur la chaîne Youtube de la BnF.

  1. Mardi 20 janvier 2026 : À la vie, à la mort : l’équipement funéraire des anciens Égyptiens (Vanessa Desclaux, BnF)
  2. Mardi 17 février 2026 : Jetées par les fenêtres ou cachées sous le matelas : à quoi servaient les monnaies dans l’Antiquité ? (Julien Olivier & Vincent Drost, BnF)
  3. Mardi 17 mars 2026 : Terres cuites et bronzes grecs : la question des œuvres votives (Sophie Descamps, conservatrice générale du patrimoine & Violaine Jeammet, musée du Louvre, Antiquité grecques, étrusques et romaines).
  4. Mardi 14 avril 2026 : Jouer, de Grèce à Rome : entre plaisir et transgression (Véronique Dasen, Université de Fribourg)
  5. Mardi 12 mai 2026 : Des vases grecs : pour quoi faire ? (Louise Détrez, BnF)

Conférence : La monnaie grecque falsifiée, imitée, recopiée

Mardi 13 janvier 2026 à 12h30, à la BnF-Richelieu,  Julien Olivier (BnF) et Sylvia Nieto-Pelletier (CNRS, IRAMAT) parleront de :

La monnaie grecque falsifiée, imitée, recopiée

Ce cours sera l’occasion d’étudier la monnaie grecque à travers les différentes formes de copies dont elle a fait l’objet. L’examen portera d’abord sur les productions de faussaires, apparues presque dès l’invention de la monnaie. Seront ensuite analysés plusieurs exemples d’imitations réalisées par des peuples – notamment les Gaulois – qui ont adopté l’usage monétaire en reprenant et en détournant des modèles grecs. Enfin, seront abordés certains cas d’objets fabriqués à l’époque moderne dans le but de compléter des séries de monnaies antiques destinées aux collectionneurs.

Comme pour les précédentes années, ces séances sont l’occasion de présenter à un public large les richesses des collections de la BnF à partir d’une sélection d’objets remarquables qui sont montrés, décrits, et commentés en direct.

Faux antique (IVe siècle av. J.-C.) : le faussaire a reproduit un tétradrachme athénien en dissimulant sous une fine couche d’argent un cœur en bronze (BnF, MMA, Y 28015)

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La BnF hors les murs #6 : Le mystère Cléopâtre

L’Institut du monde arabe, à Paris, présente jusqu’au 6 janvier 2026 l’exposition Le mystère Cléopâtre qui s’interroge sur les fondations de sa légende, la manière dont les artistes s’en sont emparés à travers les siècles et pourquoi la reine fascine-t-elle encore.

Parmi la vingtaine de prêts accordés par la BnF, se trouvent plusieurs monnaies et intailles mais aussi des costumes et des accessoires qui illustrent la réception de l’Antiquité dans les arts du spectacle au tournant du XIXe siècle.

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Cours publics : Histoire de la monnaie. La valeur des images : imiter, falsifier, revisiter

En 2026, la quatrième édition des cours publics de la BnF dédiés à  “l’Histoire de la monnaie en 20 objets” aura pour thème :

La valeur des images : imiter, falsifier, revisiter

Faux antique (IVe siècle av. J.-C.) : le faussaire a reproduit un tétradrachme athénien en dissimulant sous une fine couche d’argent un cœur en bronze (BnF, MMA, Y 28015)

Depuis l’Antiquité, l’histoire de la monnaie est marquée par la crainte du « faux ». Mais que recouvre exactement cette notion ? Elle renvoie d’abord aux pièces fabriquées par des faussaires pour tromper les usagers comme l’État, mais aussi à celles destinées à abuser les collectionneurs en quête d’exemplaires rares. Pourtant, l’imitation ne se réduit pas à la fraude. Elle peut aussi témoigner d’une appropriation : ainsi, les Gaulois ont adopté l’usage de la monnaie en imitant des modèles grecs. Les images portées par ces monnaies constituent par ailleurs un répertoire d’une richesse exceptionnelle, constamment cité, transformé et réinterprété, de l’Antiquité jusqu’à la Renaissance, où elles deviennent un véritable imagier de l’humanisme.
Cette nouvelle édition des cours de numismatique permettra de mettre en valeur les riches fonds conservés à la BnF. Des pièces remarquables y seront présentées et commentées en direct, afin d’éclairer les mécanismes de falsification, d’imitation et de réutilisation des images monétaires, de la Grèce antique à l’Époque moderne.

Toutes les conférences se tiendront sur le site Richelieu (2e) de 12 h 30 à 14 h, et sont également diffusées en direct sur la chaîne Youtube de la BnF.

Programme

  1. Mardi 13 janvier 2026, 12h30-14h : La monnaie grecque falsifiée, imitée, recopiée (Julien Olivier, BnF, et Sylvia Nieto-Pelletier, CNRS)
  2. Mardi 3 février 2026, 12h30-14h : La monnaie romaine imitée et falsifiée : entre cupidité, nécessité et fascination (Vincent Drost, BnF)
  3. Mardi 10 mars 2026, 12h30-14h : Quelle image pour le souverain ? Naissance du monnayage omeyyade (Jean-David Richaud-Mammeri, BnF)
  4. Mardi 7 avril 2026, 12h30-14h : Les médailles de la Renaissance : un miroir tendu à l’Antiquité (Paul Froment, BnF)

Vous pouvez revoir les conférences des précédentes éditions de « l’Histoire de la monnaie en 20 objets », ainsi que d’autres vidéos consacrées aux collections numismatiques de l’institution, dans la série « La numismatique à la BnF », sur la chaîne YouTube de la BnF.