Pressé d’antique 16 : Le revers de la médaille

Dans la série “Pressé d’Antique”, retrouvez les bons mots, anecdotes insolites et dessins humoristiques où les découvertes, savants et idées reçues sont moqués dans une presse déchaînée… L’Antiquité à la BnF retranscrit pour vous les pépites numérisées sur Gallica & Retronews.

« Un numismate », par George de Céli, récit publié dans La Gazette de France du mercredi 26 juillet 1911.

Les frontières de la renommée

Henri de Régnier (1864-1936) est un écrivain français, surtout poète, proche du symbolisme et du Parnasse, élu à l’Académie française le 9 février 1911. Issu d’une ancienne famille normande, il assiste tout naturellement aux commémorations du millénaire normand, organisées du 3 au 11 juin 1911 pour célébrer le millénaire de la fondation du duché de Normandie, en 911, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte conclu entre Charles le Simple et Rollon.

Fraîchement élu académicien, à l’apogée de sa notoriété, le poète est à cette occasion l’invité d’honneur d’un banquet donné par sa ville natale, Honfleur, où il prononce un discours, auquel le maire de la cité doit répondre par une allocution en l’honneur de son prestigieux invité. Or voilà : la célébrité de l’académicien semble ne pas avoir atteint l’estuaire de la Seine, et le maire doit demander à l’un de ses conseillers de se renseigner sur l’œuvre de Régnier à la bibliothèque municipale.

Continuer la lecture de Pressé d’antique 16 : Le revers de la médaille

Le Champollion : paquebot, luxe et égyptomanie

Archive : Image du mois de juillet 2026

Le paquebot Champollion de la Compagnie des Messageries Maritimes. Le Génie civil : revue générale des industries françaises et étrangères, 20 juin 1925. BnF/Gallica.

Le 25 septembre 1925, à Marseille, le Champollion, nouveau fleuron des Messageries Maritimes s’élance sur les flots ; il fait la fierté de la compagnie avec le Louqsor (1904), le Sphinx (1914), le Pierre Loti (1921), le Mariette-Pacha (1925) ou encore le Théophile Gautier (1927), paquebots dont les noms reflètent la passion française pour l’Égypte.

Le Champollion, avec son « sistership » Théophile Gautier, assure le service des « lignes d’Égypte ». Il accueille aussi bien les touristes en partance pour la vallée du Nil, les pèlerins se rendant en Terre Sainte que les fonctionnaires coloniaux rejoignant leur poste : partant de Marseille, il traverse la Méditerranée en 4 jours pour faire étape à Alexandrie, à Port-Saïd pour terminer à Beyrouth. Il peut embarquer « 10 passagers de luxe, 178 de première classe, 133 de deuxième classe et 500 émigrants » (Revue commerciale du Levant, 1er janvier 1924).

Services des Messageries maritimes. Institut cartographique (Paris). 1924. BnF/Gallica

Continuer la lecture de Le Champollion : paquebot, luxe et égyptomanie